Voyage en Birmanie

Accueilaccueil Infosinfos Visavisa Cartescartes Monnaiemonnaie Photosphotos Liensliens Ressources

 

Aller en Birmanie!


C'est maintenant le moment de découvrir ce pays unique à différents titres.
La dictature militaire qui a sévi pendant des décennies a laissé la place a un gouvernement civil à l'automne 2010. Ce gouvernement (composé de pas mal de militaires retournés au civil) s'est engagé dans un processus d'ouverture timide mais réel sur la démocratisation nécessaire et sur le monde extérieur.
Le point de non-retour est le 1er avril 2012, jour où des élections législatives historiques ont eu lieu.
Pour la première fois depuis 1990 le parti d'opposition LND, dirigé par l'icône, prix Nobel de la paix, Aung San Suu Kyi*, a été autorisé à participer à ces élections et les a gagnées.

 

La Birmanie (Myanmar en fait, c'est son nom officiel) est un grand pays, qui s'étire sur 2000km dans sa plus grande longueur nord-sud (Tibet à la frontière-nord, sud-Thaïlande au sud), sur près de 1000km dans sa plus grande largeur. C'est en gros une plaine centrale entourée de tous côtés par des reliefs montagneux ou la mer. Climat tropical, très chaud et très humide.

Il y a une soixantaine de millions d'habitants répartis en 150 ethnies différentes, et là est l'un des noeuds du problème birman, passé et à venir.
Autrefois colonie anglaise, partie de l'Empire Britannique des Indes, la Birmanie depuis son indépendance connait une guerre civile larvée et sporadique avec de nombreuses tribus habitant dans les montagnes aux confins du pays.

Aujourd'hui encore l'armée nationale et ses supplétifs issus de diverses tribus (Wa notamment) sont guerre avec les ethnies Kachin (au nord), Shan et Karen à l'est. Des exactions, viols et massacres sont régulièrement rapportés, ce qui ne participe pas d'une volonté d'apaisement et ne facilite pas une solution pacifique. Le pouvoir est détenu par l'ethnie dominante, les bamars qui ne semblent pas vouloir partager ce pouvoir.

La conséquence de cela pour le tourisme est l'interdiction d'accéder aux zones frontalières et donc de ne pas pouvoir aller vraiment à la rencontre de ces minorités très certainement très intéressantes. Mais les choses devraient changer.

Le pays est comme un dinausore congelé, la mondialisation n'a pas encore sévi dans ce pays, il semble que le temps est resté suspendu pendant 60 ans.

Une sorte de "Belle au Bois Dormant" en quelque sorte.

Rangoon est telle que l'a laissée l'armée coloniale des Indes quand elle s'est retirée.

Maisons coloniales aux façades lépreuses, services publics faillibles ou inexistants (tout commerce de Rangoon branche son générateur tous les soirs pour continuer d'avoir de la lumière et la climatisation), rues défoncées, foules bariolées ceintes de leur longhi arpentant des marchés colorés et odorants, voitures et bus quinquagénaires avec volant à droite enfumant l'atmosphère déjà saturée par l'humidité.

Il y a très peu de moyens de communication dans le pays: quelques routes, une voie ferrée avec trains d'époque, quelques liaisons aériennes. Le téléphone portable existe, mais réservé à la classe supérieure. Idem pour internet.

La nature est vierge en de nombreux endroits, luxuriante dans les montagnes.

Mais ce qui caractérise le plus ce pays, c'est sa religion et les temples qui vont avec. Les moines (et nonnes) bouddhistes sont partout, les temples dorés parsèment les campagnes et se dressent aux centres des villes. Les bouddhas parfois monumentaux sont couverts quotidiennement de feuilles d'or par les fidèles (la quasi-totalité de la population).

Le monument religieux qui est est certainement le plus féérique au monde est la pagode Schwedagon à Rangoon. La découvrir et y déambuler au tomber du jour est une expérience réellement unique.

Il faut aller en Birmanie, vite.

 

 

* Aung San Suu Kyi : on l'appelle là-bas Daw San mais aussi la dame de Rangoon.

Suu Kyi est veuve d'un diplomate anglais, elle a passé la plus grande partie de ces vingt dernieres années en prison ou en résidence surveillée, elle a 67 ans en 2012.
Elle est la fille du général (Bogyoke) Aung San, héros de l'indépendance, assassiné en 1947 par un de ses camarades de l'armée de libération (le 19 juillet, jour maintenant férié).
Toute ville ou village possède son boulevard ou sa rue "Aung San", et la statue du père de Suu Kyi.

Ce qui veut dire qu'elle n'est pas n'importe qui, ceci explique sa destinée mais aussi sa non-élimination par la junte militaire.
Son père est vénéré par tous les birmans, à l'image d'un Ataturk en Turquie (pour un peu les même raisons).

Elle est secrétaire générale de la "Ligue nationale pour la démocratie", parti d'opposition démocratique, social et non-violent, qui aimerait bien diriger le pays pour le sortir de son hébétitude.